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Création société

Rédiger les statuts d'une société en Tunisie

Les statuts constituent l’acte fondateur de la société et organisent son fonctionnement. Leur contenu obligatoire dépend de la forme ; une clause utile n’est pas automatiquement exigée par la loi.

À retenir

Pour la SARL, l’article 96 du Code énumère identité des associés, objet, durée, capital et répartition, apports, gérance éventuelle, libération et clôture des comptes.

Les statuts sont signés par les associés ou des mandataires justifiant d’un pouvoir spécial.

Les pouvoirs de gérance, décisions et règles de cession demandent une lecture cohérente avec le Code.

Un pacte d’associés organise des engagements entre ses signataires ; il ne remplace pas les statuts déposés.

Quelles mentions vérifier dans l’acte constitutif ?

Pour une SARL, partez de l’article 96 : identification des personnes physiques ou morales, objet, durée, montant et répartition du capital, nature et évaluation des apports, gérance si prévue, modalités de libération et date de clôture des états financiers. Vérifiez aussi la dénomination et le siège dans l’ensemble du dossier. La SA obéit à des règles constitutives distinctes.

  • Objet compatible avec l’activité et ses autorisations.
  • Apports et parts cohérents avec la réalité des versements.
  • Dirigeants et pouvoirs décrits sans contradiction.
  • Durée et clôture des comptes renseignées.

Quelles clauses méritent une décision des associés ?

Les statuts peuvent préciser les pouvoirs internes du gérant, la manière de prendre les décisions, la transmission des parts et les modalités de sortie, dans les limites du Code. Par exemple, l’article 109 encadre déjà la cession de parts de SARL à un tiers : copier une clause incompatible avec cette règle crée un risque. Une clause de préemption ou un mécanisme de sortie peut être utile selon le projet, sans être une mention obligatoire universelle.

Statuts et pacte d’associés : quelle différence ?

Les statuts sont l’acte constitutif communiqué dans les formalités et opposable selon les règles applicables. Le pacte est un accord séparé entre ses signataires sur leurs relations, par exemple la gouvernance ou une sortie. Il ne corrige pas une incohérence des statuts et doit rester compatible avec les règles impératives. Une situation complexe appelle une rédaction juridique par un professionnel compétent.

Quand faut-il signer et mettre à jour les statuts ?

La signature intervient lorsque les choix sur les associés, l’objet, le siège et les apports sont arrêtés. Une modification ultérieure suit les règles de décision de la forme concernée et, si l’information inscrite au RNE change, la formalité de mise à jour correspondante. La mention « toute modification exige une AGE » est trop large.

Points de vigilance

Un modèle repris sans vérification des apports, des pouvoirs ou des règles de cession peut produire des clauses contradictoires.

Questions fréquentes

Une clause recommandée est-elle obligatoire ?

Non. Distinguez les mentions exigées par le Code de celles que les associés ajoutent pour organiser leur projet.

Un pacte remplace-t-il les statuts ?

Non. Le pacte lie ses signataires selon ses termes ; les statuts demeurent l’acte constitutif de la société.

À lire aussi

Pour replacer les statuts dans le parcours, consultez le guide de création de société en Tunisie .

Pour vérifier les mentions d’apport, consultez le guide du capital social .

Retrouvez aussi l’accueil Al Contador .

Contenu rédigé par Safouen Ben Errayes, comptable et commissaire aux comptes inscrit à l’Ordre des Comptables de Tunisie (OCT).

Dernière vérification réglementaire : 30 septembre 2026

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